Classiques, classiques : la retraduction
Une œuvre devient classique à partir du moment où elle traverse le temps, et qu’elle est lue (et donc traduite) de différentes façons. À chaque époque sa traduction, qui articule tout en nuance une nouvelle interprétation. Ainsi des Frères Karamazov que Sophie Benech a relu pour les éditions Zulma ou d’Italo Calvino, classique plus proche de nous, pour lequel Martin Rueff a participé à l’édition de la Pléiade. Martin de Haan, lui, est un spécialiste des classiques francophones, passés au néerlandais: Diderot, Proust ou encore Choderlos de Laclos avec ses liaisons dangereuses.