Quand la folie devient art
Dans Les agitées (La Tribu), Camille Zabka fait des hôpitaux psychiatriques le cœur de son récit et les relie à la mémoire des femmes internées – de Camille Claudel aux oubliées des archives – pour interroger la manière dont ces lieux fabriquent et enferment la «folie». Dans La vie brute (Flammarion), Joy Sorman suit Irène Gérard au sein de La «S» Grand Atelier, où cette artiste belge exerce son art. D’un livre à l’autre, la folie devient un lieu de création, d’où surgissent des formes de présence et d’expression hors norme. Aux côtés de Sarah Lombardi, directrice de la Collection de l’Art Brut à Lausanne, elles évoqueront comment, d’hier à aujourd’hui, l’art brut a permis de penser autrement les liens entre création, marginalité et folie.
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