Thomas Gunzig
Années de présence
Né et résident à Bruxelles, Thomas Gunzig est lauréat des plus grands prix littéraires belges et traduit jusqu’en Chine. Il enseigne à l’Université de Bruxelles. Nouvelliste exceptionnel, il a reçu le Prix des Éditeurs pour Le Plus Petit Zoo du monde, le prix Victor Rossel dès son premier roman Mort d’un parfait bilingue, les prix de la RTBF et de la SCAM, le prix spécial du Jury, le prix de l’Académie Royale de Langue et de Littérature Française de Belgique, le prestigieux prix Triennal du Roman pour Manuel de survie à l’usage des incapables et le prix Filigranes pour La Vie sauvage. Scénariste, il a signé le Tout Nouveau Testament, récompensé par le Magritte du meilleur scénario et nominé aux Césars et Golden Globes. Vendu à plus de 13.000 exemplaires, son dernier roman au Diable vauvert, Rocky, dernier rivage était sélectionné au Prix roman des étudiants de France Culture et les droits d’adaptation audiovisuelle ont été cédés à Jaco von Dormael.
Spectres (Au Diable vauvert)
« Un paysage étrange et calme. Un ciel d’un noir parfait, immaculé, sans étoiles ni corps célestes. Le sol semblait constitué de structures rectangulaires s’accumulant les unes sur les autres comme l’auraient fait des feuilles mortes en automne. Jusqu’à l’horizon, ou ce qui faisait office d’horizon, il n’y avait rien d’autre qu’un relief légèrement vallonné évoquant la houle sur un océan calme. »
Lorsqu’une physicienne ouvre l’accès à une dimension parallèle dans un espace qu’elle pensait vide, la découverte est grandiose mais il faut peu de temps au capitalisme pour s’en emparer. On y construit des bases. On fore. On détruit. L’objectif ? Exploiter cet univers qui fut pendant longtemps le plus grand mystère de l’être humain. Mais en l’anéantissant, l’humanité provoque une inéluctable réaction en chaîne.
Spectres est un roman entre science-fiction, horreur existentielle et réflexion sur la mémoire, la perte, l’effacement, l’exploitation, l’équilibre, l’éthique. Une œuvre grandiose sur ce que nous détruisons, même après la mort. Avec une tension narrative incroyable et des rebondissements implacables, nous progressons avec Léa, la physicienne dans cet univers qui se dévoile peu à peu, comme un millefeuille, bouleversé par les personnages et leur rapport au monde. Spectres est l’Interstellar de la littérature. C’est une grande symphonie, un grand livre, un futur classique. Possible qu’il s’agisse du livre pour lequel on se souviendra de notre maison dans vingt ans.