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Christian Guay-Poliquin

Années de présence

2026
Francophone Programmation internationale
Christian Guay-Poliquin
Photo © Marie-Pier Lavoie

Christian Guay-Poliquin croit que les arts narratifs sont intimement liés à la vie pratique et à une attention particulière aux détails. Son travail s’enracine dans le rapport au concret, la mise en récit du travail et l’expérience du monde sensible. Ses trois premiers romans, Le fil des kilomètres (2013), Le poids de la neige (2016) et Les ombres filantes (2021), forment un cycle racontant la vie tumultueuse d’un mécanicien à travers les aléas d’un monde en proie à une panne d’électricité généralisée. Son nouveau roman, Le mur (2026), retrace l’histoire d’une cinquantenaire qui travaille pour une agence de rénovation dans une ville divisée par un imposant mur frontalier. Elle restaure des balcons, colmate des toitures, arrange des circuits électriques jusqu’à ce qu’un jour, dans le sous-sol humide d’un immeuble, elle tombe sur tunneliers clandestins qui creusent pour atteindre l’autre côté du mur… Ses œuvres sont traduites en plusieurs langues à travers le monde.

Le Mur (La Peuplade)

Au cœur d’une ville divisée par un imposant mur frontalier, Héléna travaille pour une agence de rénovation. Elle répare des balcons, colmate des toitures et plonge momentanément dans l’intimité de ses clients. Partout, rues, parcs et logements se laissent lentement envahir par la flore et la faune. Le lierre et les roseaux gagnent du terrain, les iguanes tombent des arbres et la pluie étend son règne. Dans ce monde régulé par les agences et sillonné par les gardes-frontière, Héléna file à vélo avec sa remorque à outils, tentant de semer les monstres du passé qui la poursuivent. Un jour, dans le sous-sol humide d’un immeuble, elle découvre un groupe de tunneliers clandestins et un espoir fou monte en elle : traverser avec eux.

Le mur déploie une métaphore politique et existentielle où résonnent la force de la nature, le travail des mains et le rêve de l’exil.