Des femmes aux cœurs simples et sauvages
Dans La Peine haute (Hélice Hélas) et Des idées d’incendies (Phébus), Simona Brunel-Ferrarelli et Angélique Villeneuve s’attachent à deux femmes modestes dont le quotidien est fait de labeur au sein de mondes ruraux. Mimi et Paulie portent toutes deux la mémoire des violences de classe et de genre, des secrets de village, des enfants perdus et des colères longtemps contenues. Dans les paysages de hameaux perchés, de bois, de boue et de ruches, elles inventent des formes de soin, de résistance et parfois de révolte qui bousculent l’ordre établi: cœurs simples par leur condition, elles portent en elles une puissance sauvage qui les conduit vers l’émancipation, envers et contre les codes.